Les faits clés

  • Les tests de positionnement de seconde en français et en mathématiques sont organisés entre le 7 et le 26 septembre 2026, dans tous les établissements publics et privés sous contrat (éduscol). Ils ne notent pas l'élève, ils servent à calibrer l'accompagnement personnalisé.
  • La campagne de bourse nationale de lycée se déroule du 1er septembre au troisième jeudi d'octobre inclus, soit le 15 octobre 2026 (article D. 530-1 du Code de l'éducation, circulaire du 11 mai 2026).
  • En fin de seconde générale et technologique, la décision d'orientation porte uniquement sur la voie : première générale, ou l'une des séries de première technologique. Le choix des trois enseignements de spécialité, lui, incombe aux familles (note de service n° 2018-115 du 26 septembre 2018).
  • Dès le deuxième trimestre, la famille inscrit ses intentions sur la fiche dialogue et y mentionne quatre enseignements de spécialité, portés à cinq si l'un d'eux n'est pas dispensé dans le lycée (même source).
  • La séquence d'observation en milieu professionnel est obligatoire et dure deux semaines en juin (décret n° 2023-1111 du 29 novembre 2023, article D. 333-3-1 du Code de l'éducation). En 2026, elle s'est tenue du 15 au 26 juin.
  • En cas de désaccord avec la décision d'orientation, la famille dispose de trois jours ouvrables pour faire appel (article D. 331-34 du Code de l'éducation). La commission d'appel tranche ensuite en dernier ressort (article D. 331-35).

Que se passe-t-il en septembre pour un élève de seconde ?

Deux choses, et aucune des deux ne concerne l'orientation.

La première est le test de positionnement. Tous les élèves qui entrent en seconde générale, technologique ou professionnelle le passent, en français et en mathématiques, entre le 7 et le 26 septembre 2026. Le test de français porte sur la compréhension de l'oral, la compréhension de l'écrit et l'étude de la langue. Celui de mathématiques couvre quatre domaines, dont les expressions algébriques qui ne concernent que la voie générale et technologique.

Ce test ne produit pas de note et n'entre dans aucun dossier. Sa fonction est décrite noir sur blanc par le ministère : il est la première étape de l'accompagnement personnalisé. Le lendemain de la passation, les équipes récupèrent une fiche de restitution par élève, et cette fiche peut être remise aux représentants légaux. C'est le premier document de l'année qui indique où votre enfant se situe réellement en entrant au lycée. Demandez-le.

La seconde échéance est financière. La campagne de bourse nationale d'études du second degré court du 1er septembre au troisième jeudi d'octobre inclus, soit le 15 octobre 2026. Depuis 2024, les familles des lycées publics peuvent consentir, au moment de l'inscription, à l'examen automatique de leur droit à bourse, ce qui les dispense de déposer un dossier. Le dispositif s'étend aux établissements privés sous contrat volontaires à partir de cette année scolaire. Si vous n'avez rien coché, la demande reste à votre initiative, et la date limite ne se rattrape pas.

Qui choisit les enseignements de spécialité, le lycée ou la famille ?

C'est le point que les familles découvrent souvent trop tard, et il change la façon de vivre toute l'année.

La note de service n° 2018-115 est explicite sur deux plans distincts. D'un côté, la décision d'orientation de fin de seconde porte uniquement sur les voies d'orientation : la classe de première générale, ou chacune des séries de première technologique. C'est cette décision-là qui appartient au chef d'établissement, sur proposition du conseil de classe, et c'est elle seule qui peut faire l'objet d'un appel.

De l'autre, le texte écrit que « le choix des enseignements de spécialité, trois en classe de première, puis deux en classe de terminale, incombe aux familles ». Le conseil de classe formule des recommandations. Il n'arbitre pas.

Ce n'est pas une nuance administrative, c'est un déplacement de responsabilité. Un conseil de classe qui décourage une spécialité émet un avis que vous êtes libres de ne pas suivre. En revanche, personne ne viendra vous rappeler que ce choix engage l'accès à certaines formations trois ans plus tard. Cette part du travail vous revient, et les conséquences du choix des spécialités se lisent bien après la seconde.

Une limite existe malgré tout, et elle est matérielle. Un lycée ne propose pas toutes les spécialités. Le texte prévoit des conventions entre établissements géographiquement proches, un suivi à distance par le Cned dans des cas exceptionnels, et une procédure d'affectation académique particulière lorsque le choix impose un changement de lycée. Ces solutions se demandent, elles ne se déclenchent pas seules.

Quand faut-il formuler ses intentions d'orientation ?

Le calendrier officiel se déroule en trois temps, calés sur les trimestres.

Premier trimestre. Les établissements accompagnent les élèves et les familles dans l'appropriation des enseignements de spécialité proposés. Le temps dédié à l'orientation est fixé à 54 heures annuelles par la note de service. La Cour des comptes, dans son rapport public annuel 2025, relève que ce volume est indiqué « à titre indicatif » et sans moyens spécifiquement fléchés au lycée général et technologique. Autrement dit, ce que votre lycée en fait varie beaucoup d'un établissement à l'autre. C'est une question à poser dès la réunion de rentrée.

Deuxième trimestre. Les élèves et leurs familles formulent des intentions d'orientation sur la fiche dialogue, qui sert de support aux échanges avec le conseil de classe. Pour la voie générale, il faut y mentionner quatre enseignements de spécialité parmi ceux proposés dans l'établissement. Ce nombre passe à cinq si l'un des souhaits porte sur une spécialité absente du lycée. Le conseil de classe répond par des recommandations, dès ce deuxième trimestre.

Troisième trimestre. Les familles précisent leurs choix définitifs, après l'avis du conseil de classe. Le conseil formule ensuite une proposition d'orientation, et le chef d'établissement prend la décision.

Rien dans ce calendrier n'oblige une famille à attendre le mois de janvier pour se renseigner. Il indique le moment où votre position devient officielle, et donc le moment avant lequel elle doit être construite.

Que se passe-t-il si la décision ne suit pas votre demande ?

Le Code de l'éducation prévoit une séquence précise, et elle est courte.

Lorsque les propositions du conseil de classe ne sont pas conformes aux demandes, le chef d'établissement ou son représentant reçoit l'élève et sa famille pour les informer et recueillir leurs observations. La décision, si elle reste non conforme, doit être motivée par écrit.

À réception de ces motivations, la famille dispose de trois jours ouvrables pour faire savoir au chef d'établissement si elle accepte la décision ou si elle fait appel. Trois jours ouvrables, c'est court, et ce délai part de la réception du courrier, pas du conseil de classe.

La commission d'appel est présidée par le directeur académique des services de l'éducation nationale. Elle réunit des chefs d'établissement, des enseignants, des parents d'élèves et des personnels d'orientation. Les familles qui le demandent y sont entendues. Ses décisions valent décisions d'orientation définitives.

Enfin, une voie de secours existe. En fin de seconde, lorsque la décision définitive n'obtient pas l'assentiment des représentants légaux, ceux-ci peuvent demander le maintien dans le niveau d'origine, pour une seule année scolaire. Redoubler sa seconde est un droit de la famille, pas une sanction.

Le stage de juin : à quoi sert-il et qui doit le trouver ?

Depuis le décret du 29 novembre 2023, la séquence d'observation en milieu professionnel est un élément obligatoire de la scolarité en seconde générale et technologique. Elle dure deux semaines en juin. En 2026, elle s'est tenue du 15 au 26 juin, et le ministère fixe les dates chaque année.

Elle peut se dérouler en entreprise, en administration, en association, dans un établissement public ou une collectivité territoriale. Elle peut aussi être coupée en deux semaines consécutives dans deux lieux différents, ce qui permet à un élève indécis de voir deux métiers plutôt qu'un. Elle est facultative pour les élèves de seconde STHR, dont la formation comprend déjà quatre semaines de stage obligatoires.

Une convention signée par le lycée et la structure d'accueil est obligatoire. Un modèle dématérialisé est mis à disposition sur la plateforme 1eleve1stage.education.gouv.fr. Les élèves qui ne trouvent pas de lieu d'accueil malgré leurs démarches peuvent réaliser la séquence sous une autre forme, à partir de ressources en ligne de l'Onisep.

Le stage tombe en juin, mais il se cherche à l'automne. Un élève qui commence à chercher en mai prend ce qui reste, et ce qui reste est rarement lié à ce qu'il envisage.

Le calendrier de l'année de seconde, mois par mois

PériodeCe qui se passeCe que la famille peut faire
SeptembreTests de positionnement en français et mathématiques, du 7 au 26 septembre 2026Demander la fiche de restitution individuelle, et ce que le lycée en tire pour l'accompagnement personnalisé
1er septembre - 15 octobreCampagne de bourse nationale de lycéeDéposer la demande avant le troisième jeudi d'octobre, ou vérifier que l'examen automatique du droit à bourse a bien été activé
Octobre - décembrePremier trimestre : information sur les enseignements de spécialité, temps dédié à l'orientation (54 heures annuelles)Demander la carte des spécialités réellement proposées dans le lycée, et lancer la recherche du stage de juin
Janvier - marsDeuxième trimestre : intentions d'orientation sur la fiche dialogue, quatre souhaits de spécialités, cinq si l'un n'est pas dispensé sur placeArbitrer en famille avant le conseil de classe, pas pendant
Février - avrilRecommandations du conseil de classe du deuxième trimestreDistinguer ce qui est un avis pédagogique de ce qui est une décision opposable
Avril - juinTroisième trimestre : choix définitifs, proposition du conseil de classe, décision du chef d'établissementEn cas de non-conformité, demander l'entretien, puis compter les trois jours ouvrables
JuinSéquence d'observation en milieu professionnel, deux semainesAvoir la convention signée bien avant, et préparer les questions à poser sur place

Ce que ce calendrier change pour votre famille

Trois choses concrètes.

La première : la décision qui inquiète le plus les parents n'est pas celle sur laquelle l'institution tranche. Le passage en première générale ou technologique se décide au conseil de classe. Le choix des spécialités, celui qui conditionne l'accès à des formations trois ans plus tard, appartient à la famille. Il n'y a donc pas d'arbitre, et pas non plus de recours.

La deuxième : les deux échéances les plus courtes de l'année ne portent pas sur l'orientation. La bourse se demande avant le 15 octobre. L'appel se forme en trois jours ouvrables. Ce sont les deux seuls moments de l'année où un retard ne se rattrape pas.

La troisième : entre septembre et janvier, il ne se passe officiellement rien. C'est exactement la fenêtre pendant laquelle une famille peut regarder tranquillement où mènent les formations envisagées, pendant que le calendrier ne réclame encore aucune signature. Ce travail n'a pas de date limite affichée, et c'est pour cette raison qu'il est si souvent repoussé jusqu'au moment où il n'est plus possible de le mener sereinement.

Pour comprendre le fond de ces décisions plutôt que leur calendrier, deux lectures complètent celle-ci : comment se préparer à l'orientation en seconde et ce que le choix des spécialités ferme ou ouvre. Pour la suite du parcours, où vont réellement les bacheliers donne la carte des destinations vue depuis la première.